Atelier BIM & PLM

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Cet atelier, portant sur l’arrimage entre la modélisation de l’information du bâtiment BIM et la gestion du cycle de vie de produit ou le Product Lifecycle management (PLM), s’est tenu à l’École de Technologie Supérieure (ÉTS) en juin dernier. La Chaire industrielle Pomerleau a été mandatée par Hydro-Québec, un de nos principaux partenaires, pour organiser cet évènement collaboratif qui regroupait plus de 35 participants. Parmi ces derniers figuraient des représentants d’Hydro-Québec, du GRIDD, d’entreprises d’envergure telles que Canam, Pomerleau, la Société québécoise des infrastructures (SQI) et du milieu académique, dont l’Université d’Ottawa, l’Université de la Colombie-Britannique, l’Université de Waterloo, l’Université Concordia, l’Université de Technologie de Sydney et l’Université de Technologie d’Eindhoven aux Pays-Bas.

Sous la gouvernance du professeur Louis Rivest de l’ÉTS, l’objectif de l’atelier était de définir un état souhaité pour optimiser le déploiement du BIM-PLM dans l’industrie de la construction québécoise, plus précisément chez Hydro-Québec. Les objectifs secondaires visaient à : (1) établir une vision commune pour le futur du BIM-PLM dans l’industrie québécoise de la construction; (2) identifier les défis reliés à l’atteinte de cette vision; (3) identifier les solutions pour surmonter ces défis et (4) développer un plan d’action pour atteindre cette vision.

Les participants sont parvenus à établir une vision commune fondée principalement sur l’idée  « […] d’un développement et d’une gestion collaboratifs des données et des informations d’un projet tout au long de son cycle de vie. » La réalisation de cette vision passerait par une « […] co-création et le co-développement d’un modèle numérique paramétrique contenant les données de produits et d’informations situés tant au niveau physique que métaphysique afin de maximiser la valeur totale à travers la chaîne d’approvisionnement complète et d’optimiser le cycle de vie du produit ».

Plusieurs défis liés à l’atteinte de cette vision ont été identifiés, dont l’inertie générale face au changement, l’absence d’une analyse de rentabilité claire pour favoriser l’adhésion des acteurs de l’industrie, l’absence d’un marché favorable et d’un cadre contractuel entravant l’innovation, l’absence d’exigences (de modélisation et de projet) clairement définies dans tous les domaines, les défis liés à l’interopérabilité technique et un manque d’alignement dans les processus empêchant la création de valeur. Le plan d’action pour surmonter ces défis se situe à deux niveaux. D’abord, la nécessité de briser l’inertie et la résistance au changement de l’industrie et ensuite, l’importance de soutenir la transition vers le BIM-PLM.

L’atelier s’est conclu par une discussion sur les faits saillants et les leçons apprises, notamment l’existence d’un consensus à l’effet que le BIM-PLM soit la meilleure approche à adopter l’importance d’établir des priorités claires et d’attribuer de la valeur au processus décisionnel, et d’impliquer la chaîne d’approvisionnement et d’obtenir la rétroaction de toutes les parties prenantes de l’industrie.

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